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Rénovation

Comment réaliser une isolation performante ?

Vous songez à isoler votre maison ou votre appartement et vous vous interrogez sur les priorités, les matériaux, les aides financières pour votre projet ? Nous avons interviewé Geoffrey Van Nuvel, conseiller Espace Info Énergie au Conseil départemental de la Haute-Garonne pour vous informer sur les bases d’une isolation performante.

Qu’est-ce qu’une isolation performante ?

On parle d’isolation performante lorsque des travaux de rénovation permettent d’atteindre un niveau de consommation énergétique équivalent à un Bâtiment Basse Consommation (BBC).

La plupart des logements en France ont une étiquette énergie D ou E. Une habitation BBC dispose d’un A ou B. Les travaux visant une isolation performante permettent de gagner deux ou trois classes énergétiques selon les cas. Isoler veut dire travailler sur "l’enveloppe" du logement.

Globalement cela comprend 4 postes :

  • isolation des murs
  • isolation de la toiture
  • isolation du plancher
  • remplacement des fenêtres

Comment savoir si on doit ou non isoler ?

Connaître l’ancienneté du logement

Le premier indicateur est l’âge du logement.

Entre 1950 et 1970, il n’y avait pas de réglementation thermique. Les logements sont peu ou pas isolés. Un bâtiment des années 70 à 2000 aura une isolation présente mais assez faible (suite à la première réglementation thermique qui impose une mince isolation).

Les réglementations RT 2005 et RT 2012 ont augmenté les exigences en terme d’isolation. Ces bâtiments seront plus performants car mieux isolés que les anciens.

Historique des travaux

Autre question à se poser : les précédents propriétaires ont-ils fait des travaux ? De quelle nature ? En quelle année ? Selon les travaux effectués, les chantiers à accomplir en priorité ne seront pas les même.

Comment vous sentez-vous dans le logement ?

Fiez-vous à votre ressenti. Une maison avec des parois froides peut provoquer une sensation de froid et ce, même si le système de chauffage est bon. Cet inconfort est un premier signe pour identifier des murs mal isolés.

Jetez un œil sur les factures

Un logement mal isolé est généralement associé à des factures énergétiques élevées pour compenser l’inconfort procuré par le manque d’isolation.

Par où commencer pour réaliser une isolation performante ?

1 - Connaître son logement

La première étape est la connaissance de votre logement. C’est-à-dire connaître la réponse aux points cités plus haut ainsi que les données techniques sur les matériaux isolants utilisés, l’épaisseur, l’ancienneté…

Si vous ne le connaissez pas : faites réaliser un audit énergétique par un Bureau d’Études Thermique. La personne en charge étudiera la nature, l’épaisseur, l’ancienneté de l’isolant et toutes les améliorations qui peuvent en découler.

Attention : Dans la majorité des cas un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ne suffit pas. Ce document sert à évaluer les consommations d’énergie et l’impact en terme de gaz à effet de serre. Il ne précise pas de manière détaillée l’épaisseur d’isolation, la nature de l’isolant (polystyrène, laine de verre…) ce qui est insuffisant pour établir un plan de travaux.

2 - Prioriser les travaux

Une fois les informations réunies, vous pouvez définir un ordre de priorité dans les travaux à réaliser.

Par exemple la toiture représente entre 30% et 35% de perte de chaleur sur une maison qui n’est pas du tout isolée. En général c’est un poste prioritaire et peu onéreux.

Viennent ensuite les fenêtres. Plus onéreuses, elles offrent un ressenti de confort important (moins de sensation de courant d’air). De plus elles peuvent être réalisées sur une période de travaux courte. Dans la majorité des cas, c’est le poste que l’on traite en second.

Les murs peuvent être traités dans la continuité ou en parallèle des fenêtres. Le chantier est alors plus important (nécessité de ne pas être dans le logement en cas d’isolation par l’intérieur) et plus coûteux (l’isolation par l’extérieur a un coût supérieur à l’isolation par l’intérieur).

Le plancher est traité en dernier car il représente environ 5% des pertes de chaleur. Il s’agit plus de confort. Un sol froid donnera une sensation d’inconfort au niveau des pieds. Cette situation engendre souvent des surconsommations car même si la température dans le logement est agréable à 20, 21°C, la température ressentie par le corps sera plus faible. On va donc augmenter le chauffage pour couper cette sensation d’inconfort et augmenter ses consommations d’énergie.

Pour quel budget ?

Selon les postes de travaux, les budgets varient :

  • Une isolation de la toiture via les combles perdus coûte environ 20 à 25€ / m² (pour de la laine de verre ou de la ouate de cellulose). Sur une maison de 100m² on va se situer entre 2 500 € et 3 000 €.
  • Les fenêtres coûtent entre 250 et 300 € du m² de fenêtre. Sur une maison classique avec 10 fenêtres le budget est de l’ordre de 8 à 10 000€.
  • L’isolation des murs s’élève à 110 – 130 € / m² si on choisit de le réaliser par l’extérieur (ce que nous recommandons pour ne pas perdre de surface habitable et couper les ponts thermiques c’est-à-dire les jonctions entre les murs et les planchers). Ce poste de travaux représente entre 10 et 15 000€.

Au total une rénovation globale se chiffre à 30 ou 40 000€ (selon les postes de travaux). Ensuite, il est nécessaire de prendre en compte les systèmes de chauffage.

Selon une enquête nationale « TREMI » (Travaux de Rénovation Energétique des Maisons Individuelles) lancée par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) 5% des ménages français se sont lancés dans une rénovation BBC (en gagnant au moins deux étiquettes énergie). Le coût moyen de ces travaux s’élève à 25 900 €.

Toutefois la majorité des ménages français réalisant des travaux de rénovation (75% des maisons individuelles rénovées entre 2014 et 2016) ne gagnent aucune classe énergétique. Ces travaux coûtent en moyenne 9 700 € pour des rénovations plus esthétiques que performantes.

Quelles aides financières ?

Selon la situation financière du foyer, les aides varient.

Par exemple une personne éligible aux aides de l’ANAH va pouvoir réaliser de nombreux travaux pour un budget raisonnable. Concrètement, sur un budget de 30 000 € on peut arriver à un reste à charge entre 5 000 € et 8 000 € avec les aides de l’ANAH, de la Région Occitanie et le Crédit d’Impôts Transition Énergétique (CITE). Ce qui représente un coût divisé par 5 ou 6.

Pour les personnes disposant de ressources au-dessus des plafonds ANAH, les aides financières seront moins conséquentes. Sur un budget de 30 000 €, le CITE représentera un peu moins de 5 000 € (retournés sous forme de dégrèvement ou de remboursement l’année suivant les travaux). Il y a également les Certificat d’Économie d’Énergie (CEE) qui peuvent représenter aux alentours de 2000 € pour les postes d’isolation. Il restera environ 25 000 € à charge. Toutefois ce montant est donné à titre indicatif.

Pour plus de précisions, nous vous recommandons de consulter notre page sur les aides financières ou de prendre rendez-vous avec le conseiller Rénov’Occitanie le plus proche de chez vous.

En savoir plus

Exemple de projet de rénovation

Geoffrey Van Nuvel prend l’exemple d’un cas rencontré fréquemment au sein de l’Espace Info Énergie du Conseil départemental de la Haute-Garonne.

« Souvent, on vient nous voir pour une maison de 100 à 120 m² des années 70. Les personnes connaissent peu le bâtiment excepté l’isolation des combles faite à l’origine. Dotée d’une faible épaisseur l’isolant s’est tassé avec le temps et n’est plus performant.

Avant d’isoler, observer et agir en fonction de l’existant

On considère qu’un isolant est performant (c’est-à-dire isolant) durant une vingtaine d’années. Dans ce cas précis, au bout de 50 ans l’isolant n’a plus aucune valeur.

Mon premier conseil est de retirer l’isolant existant. Pourquoi ? Car dès que l’on souhaite mettre un isolant de nature différente il est nécessaire d’enlever le précédent pour éviter les désordres possibles à la jonction des deux isolants. Par exemple, de la condensation peut se former entre les isolants et les dégrader. Si l’isolant est de même nature, on peut conserver le matériau isolant initial. Toutefois il faut vérifier son état, car s’il est trop dégradé, il est préférable de le retirer.

Un retrait d’isolant déjà existant coûte entre 1 000 € et 1 500 €.

Sur cet exemple on retire la laine de verre car elle est ancienne et mince pour y mettre de la laine de bois à la place. L’isolation sera réalisée avec des panneaux d’une épaisseur de 30 cm.

Pourquoi choisir de la laine de bois ?

Les propriétaires ont choisi un matériau végétal sur mes conseils. L’étage de la maison est dédié à la zone de nuit (chambres), afin de ne pas ressentir de surchauffe l’été il est préférable d’opter pour un matériau à déphasage thermique lent (voir paragraphe plus haut sur l’isolation des combles perdus). La laine de bois est une matière végétale performante mais plus onéreuse que de la laine de verre ou de la ouate de cellulose.

Quelle épaisseur ?

Je leur ai également conseillé une épaisseur supérieure à celle demandée pour bénéficier des aides financières. Il est demandé une résistance thermique de 7m².K/W pour une isolation des combles perdus. Ce chiffre, appelé résistance thermique, est calculé en fonction de la capacité à conserver la chaleur en hiver ou la fraicheur en été et l’épaisseur de l’isolant choisi.

En choisissant une résistance de thermique de 8m².K/W, les propriétaires bénéficient d’une meilleure isolation, pour un coût légèrement supérieur tout en anticipant les futures réglementations thermiques à venir.

Les fenêtres

Nous avons également travaillé sur les fenêtres. La maison était dotée de menuiseries en bois, double vitrage d’il y a 30 ans. Les occupants les ont remplacées par du double vitrage en PVC. Ce choix s’explique par la facilité d’entretien.

Une menuiserie en bois nécessite régulièrement un vernissage pour maintenir son étanchéité et sa durabilité. Une menuiserie en PVC peut se nettoyer avec un coup de chiffon mouillé.

Faut-il aller jusqu’au triple vitrage ?

Le particulier s’est posé la question du triple vitrage. Aujourd’hui dans une région comme la nôtre ce n’est pas intéressant. Le surinvestissement lié au prix plus élevé d’une part et les aménagements des parois pour supporter le poids des vitres d’autre part ne valent pas le gain lié au triple vitrage.

Vous changez vos fenêtres ? Pensez ventilation !

La question des fenêtres induit celle de la ventilation. Une maison mieux isolée doit impérativement être ventilée correctement pour éviter tout risque d’humidité ou de moisissures.

Initialement la maison dispose d’une ventilation naturelle. Les murs sont percés avec des grilles donnant sur l’extérieur. Pour des raisons de performance thermique, les propriétaires ont décidé de reboucher les trous pour installer une ventilation mécanique hygro-réglable.

C’est une ventilation qui se régule selon l’humidité dans le logement et à l’extérieur. On l’appelle VMC hygro-réglable de type B.

Quelle est la différence entre une VMC hygro-réglable de type A et B ?

La VMC hygro-réglable de type A possède une sortie d’air réglable selon l’humidité et une partie fixe d’entrée d’air, comme une ouverture dans un mur. La VMC hygro-réglable de type B contient uniquement des entrées et sorties d’air réglables en fonction de l’humidité.

Dans ce cas précis, on privilégie une VMC hygro-réglable de type B car elle permet de conserver plus de chaleur en hiver et de fraicheur en été.

Quel budget pour ce projet ?

Pour ces travaux, le foyer a payé :

  • 4 000 € d’investissement pour l’isolation des combles en laine de bois pour un peu moins de 100m² (résistance thermique 8) fournie et posée.
  • 11 000 € de fenêtres, pour 8 fenêtres et 1 porte d’entrée fournies et posées. Notons que la porte d’entrée coûte entre 2 et 3 000 €.
  • 1 500 € de VMC hygro-réglable de type B. Cette facture comprend le rebouchage des trous, la création des bouches sur les fenêtres pour la nouvelle VMC ainsi qu’un caisson d’extraction.

En ce qui concerne les murs, des devis ont été faits. Toutefois pour une isolation par l’extérieur le coût estimé avoisinait les 15 000 €. La famille a décidé d’y renoncer car ça ne rentrait pas dans son budget.

Sur ce budget de 16 500 €, les propriétaires ont touché entre 6 000 € et 7 000 € d’aides financières grâce au CITE, l’écochèque de la Région Occitanie et les CEE. Enfin pour payer ces travaux la banque leur a accordé un éco prêt à taux zéro.

Combien de temps a duré le projet ?

Entre le premier rendez-vous d’information et le moment où les propriétaires sont revenus avec des devis, il s’est écoulé 3 mois. C’est le temps moyen nécessaire pour murir la réflexion et faire quelques devis par poste de travaux (isolation, fenêtre, ventilation). Néanmoins ce délai peut se rallonger durant les fêtes ou en juillet – août car les artisans ne sont pas disponibles.

Lors du deuxième rendez-vous nous avons étudié ensemble les devis. Certains étaient trop chers, la plupart manquaient d’éléments. Les particuliers ont noté les défauts puis ont recontacté les artisans pour rectifier les devis.

Nous nous sommes revus au cours d’un troisième rendez-vous pour définir les aides financières éligibles et leur montant en s’appuyant sur les devis corrigés. Je leur ai également expliqué les démarches à suivre pour percevoir les aides financières. Par exemple pour bénéficier des CEE, il faut remplir une demande avant la signature du devis. Pour le CITE il faut mentionner les travaux dans la déclaration d’impôts sur le revenu.

Après ce rendez-vous les propriétaires se sont lancés dans les travaux. Nous sommes restés en contact téléphonique par la suite pour des détails. En tout, les rendez-vous conseils se sont étalés sur 6 mois. En général nous ne sommes pas recontactés par la suite, sauf en cas de problème. Dans ce cas nous apportons également le conseil en cas de litige.

Conclusion

Ces travaux ont amélioré la performance énergétique de la maison qui a gagné deux classes énergétiques et de la plus-value. Au départ le bien se situait en catégorie D (sur le DPE) et il est passé en B.

Si les propriétaires continuent les améliorations énergétiques en optant par exemple pour un chauffage performant et une production d’eau chaude sanitaire efficace, ils pourraient gagner à nouveau une classe énergétique. »

Les particuliers auraient-ils fait des choix différents s’il ne vous avait pas consulté ?

"Nos rendez-vous ont répondu à certaines de leurs interrogations sur :

  • Les aides financières. Ils recherchaient une information claire et détaillée sur les montants et comment en bénéficier.
  • Les devis. Les performances indiquées sont-elles bonnes ? Les tarifs sont-ils cohérents ? Il y a aussi le ressenti de la personne, l’artisan avait-il l’air sérieux ? Nous vérifions la bonne et due forme des devis : par exemple la nature de l’isolant utilisé dans le cadre d’une isolation des combles, son épaisseur, sa résistance thermique… Un artisan Reconnu Garant de l’Environnement (obligatoire pour bénéficier des aides financières) n’est pas dans l’obligation de noter ces informations. Néanmoins elles sont essentielles pour comprendre les travaux que l’artisan va réaliser.

Ce fût également l’occasion de leur faire découvrir :

  • La laine de bois. Au départ, ils privilégiaient de la laine de verre classique comme matériau isolant. La discussion a fait évoluer leur opinion vers un choix plus écologique et tout aussi performant.
  • La question de la ventilation. Au départ, les occupants n’avaient pas songés à inclure ce poste dans leurs travaux.

Nos échanges ont modifié leur projet de travaux tout en leur évitant de mauvaises surprises comme de l’humidité liée au changement des fenêtres ou de passer à côté des aides financières. "

La ventilation

Quand et comment bien aérer votre maison ?

Nous passons environ 80 % de notre temps dans des lieux fermés, en particulier dans nos logements. La qualité de l’air que l’on y respire influe sur notre santé et notre confort. Elle peut y être moins bonne qu’à l’extérieur. Renouveler l’air est donc essentiel pour vivre dans une maison saine : la ventilation apporte de l’air neuf, évacue les odeurs et les polluants, élimine les excès d’humidité et fournit aux appareils à combustion l’oxygène dont ils ont besoin.

Les différents types de ventilation

La ventilation naturelle est celle que l’on trouve dans les bâtiments anciens et se fait par les défauts d’étanchéité de la maison (bas de portes, menuiseries, cheminée, et.) ou à l’aide de grilles d’aération basses et hautes. On ne contrôle alors ni la circulation de l’air, ni les déperditions de chaleur. Il faut cependant ne pas boucher ces grilles au risque de générer des problèmes d’humidité et de confort.

La mise en place de systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) efficaces peut régler les limites de la ventilation naturelle. Ces installations assurent une circulation permanente de l’air dans les logements. Il existe plusieurs modèles, mais toutes possèdent un ventilateur qui extrait l’air. La ventilation mécanique contrôlée (VMC) existe aussi bien en neuf qu’en rénovation.

La VMC double flux est munie d’un échangeur qui réchauffe l’air entrant grâce à l’air chaud sortant du logement, elle est plus chère à l’achat et en consommation électrique, et demande une installation plus contraignante. En climat méditerranéen, elle ne se justifie pas. Sous nos latitudes, celle-ci n’est pas nécessaire.

Quels bons réflexes avoir ?

Dans les logements neufs, l’étanchéité à l’air élevée permet une réduction des fuites d’air et de réaliser des économies d’énergie. Il faut donc forcément se poser la question de la ventilation et de l’aération du logement. C’est également le cas lors d’une rénovation, en particulier lors de changement de menuiseries, lors d’une isolation des murs ou de la toiture. Dans ces cas, la ventilation naturelle par défaut d’étanchéité ne se fait plus, l’installation d’une VMC est donc indispensable.

En dehors de la période de chauffe, on peut ouvrir les fenêtres à tout moment. Durant l’été, la ventilation (ventilation ou aération ?) nocturne permet de baisser la température intérieure.

Pendant la période de chauffe, il est conseillé d’ouvrir les fenêtres de 5 à 15 minutes par jour. Pour que la ventilation fonctionne bien, il ne faut jamais boucher les grilles hautes et basses d’aération, et nettoyer régulièrement les bouches d’extraction, les filtres et les entrées d’air.

Lors d’un changement des fenêtres, il est important de prévoir des grilles d’entrées d’air sur les menuiseries pour assurer une bonne ventilation du logement.

Si vous souhaitez obtenir plus d’information sur la ventilation, en neuf comme en rénovation, ou si vous souhaitez des conseils techniques gratuits et être accompagné dans vos démarches, vous pouvez contacter le guichet Rénov’Occitanie de votre territoire. Vous pouvez également consulter le guide de l’ADEME « Un air sain chez soi ».

Eco-gestes

Locataires : comment faire des économies d’énergie ?

Vous êtes locataire et vous vous sentez démuni face à votre facture d’eau ou d’énergie ? Des solutions existent pour réduire facilement ses consommations !

Le poste le plus important : Le chauffage

L’inconfort vient souvent des infiltrations d’air au niveau des fenêtres et des parois froides, comme les murs et le sol, lorsqu’elles ne sont pas isolées. Limitez ces infiltrations parasites en installant par exemple des joints sur les fenêtres et les portes. Les rideaux épais et les tapis au sol sont quant à eux efficaces pour couper la sensation de parois froides.

Une fois l’étanchéité améliorée, soyez vigilants à la température des pièces de votre logement : chaque degré en plus représente 7% de consommation supplémentaire ! Une température entre 19 et 20°C est suffisante dans les pièces de vie en journée (elle peut être de 16°C la nuit). En hiver, aérer 5 minutes maximum le logement, chauffage coupé pour ne pas en faire profiter les oiseaux. Enfin, si vous disposez d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC), pensez à nettoyer vos bouches d’extraction.

L’eau chaude : Une consommation tout au long de l’année.

Si votre eau vous parait très chaude, faites vérifier la température du cumulus, elle peut atteindre 70°C ce qui n’est pas nécessaire. Mais attention, il ne faut pas régler son cumulus en dessous de 55°C pour des raisons sanitaires de stockage de l’eau : la légionnelle peut se développer en dessous de cette température. Parlez-en à votre plombier-chauffagiste.

L’installation de réducteurs de débit aux robinets et de douchettes économes permet quant à elle de réduire le volume d’eau consommé à l’année. Enfin, n’oubliez pas aussi de traquer les fuites et de les réparer au plus vite.

L’électricité spécifique (c’est-à-dire hors chauffage et eau chaude) : Une consommation en croissance !

Les appareils électriques se multiplient dans les logements, pensez à regarder les étiquettes énergie lors de l’achat d’un nouvel appareil et attention à ne pas laisser vos appareils en veille !

Répartition par usage des consommations moyennes d’électricité spécifique

  • Froid : 23,3 %
  • Audiovisuel : 20,0 %
  • Lavage : 14,9 %
  • Informatique : 14,5 %
  • Autres : 14,4 %
  • Éclairage : 12,8 %

La consommation d’électricité d’un ménage français, hors chauffage et eau chaude, est en moyenne de 2 700 kWh/an (source : CEREN et REMODECE 2008).

Le guide Topten est un outil en ligne (www.guidetopten.fr) qui permet de connaitre quels sont les appareils domestiques les moins consommateurs. Il faut en général privilégier les classes énergétiques à partir de A +. Sachez par exemple qu’un réfrigérateur classe C coûte plus de 100 € d’électricité par an. Quant aux veilles, elles peuvent saler la facture de plus de 100 €. Installez des multiprises coupe veille et pensez à les utiliser !

Au niveau de l’éclairage, les LEDs restent la solution optimale (très faible consommation et grande durée de vie). Leur coût global (prix d’achat auquel s’ajoute la consommation) est le plus faible parmi toutes les solutions proposées. Pour un moindre investissement, les lampes fluocompactes ou basse consommation sont un bon compromis.

Si vous souhaitez obtenir plus d’infos sur les économies d’énergie sans faire de travaux, ou si vous souhaitez des conseils techniques gratuits et être accompagné dans vos démarches, vous pouvez contacter le conseiller Rénov’Occitanie de votre territoire.

Le compteur communiquant Linky, ce qu’il faut savoir

A l’heure du déploiement du compteur communicant LINKY, nous vous proposons quelques réponses aux principales questions à son sujet.

Pourquoi l’installation du Linky ?

L’Union Européenne a fixé en 2009 à ses États Membres un objectif de déploiement de compteurs d’électricité communicants. ErDF, le gestionnaire principal de distribution de l’électricité en France a démarré en décembre 2015 l’installation de ces nouveaux compteurs, appelés Linky.

Le remplacement des 35 millions de compteurs en France s’effectuera jusqu’en 2021.

Quels sont les avantages ?

Pour les gestionnaires de réseaux de distribution d’électricité, le compteur Linky permettra d’effectuer des opérations à distance et ainsi limiter les déplacements de leurs agents. Les pannes et les fraudes seront aussi mieux identifiées, réduisant notamment les temps de coupure.

Pour le consommateur final, à savoir le client, Linky permettra de connaitre plus précisément son profil de consommation. Via une interface accessible sur internet, le client aura accès à son historique de consommation quotidienne réelle, sa courbe de charge, etc.

De plus, les fournisseurs d’énergie pourront proposer des offres plus diversifiées notamment sur les puissances et les plages tarifaires, auxquelles s’ajouteront des options payantes pour un suivi plus fin de ses consommations.

Enfin, il permettra également aux personnes disposant de panneaux solaires photovoltaïques de ne disposer que d’un seul compteur dans le cas de la vente ou de l’injection sur le réseau.

Le Linky, sujet à controverse

Depuis quelques mois, de nombreux messages circulent sur les impacts sanitaires liés au fonctionnement du compteur, ou sur la confidentialité des informations recueillies et transmises par celui-ci… Certains détracteurs du nouveau compteur diffusant même des contre-vérités. L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) met à disposition du grand public un Avis ainsi qu’un Guide apportant des éléments de réponse à ces sujets.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez en savoir davantage sur le compteur Linky ou si votre compteur électrique a déjà été remplacé, n’hésitez pas à contacter le guichet Rénov’Occitanie de votre territoire.

Avant l’hiver, pensez à l’entretien de votre chaudière

Pourquoi entretenir sa chaudière ?

L’entretien de votre chaudière par un professionnel qualifié est obligatoire et doit être effectué chaque année. Une chaudière bien entretenue vous garantit un fonctionnement en toute sécurité mais aussi moins de pannes et plus d’efficacité.

Qui s’occupe de l’entretien ?

Si vous êtes locataire et que vous habitez une maison ou un appartement doté d’une chaudière individuelle, c’est à vous de prévoir l’entretien, sauf disposition contraire prévue dans le bail. Si vous êtes chauffé par une chaudière collective, c’est le propriétaire ou le syndicat des copropriétaires de l’immeuble qui est responsable de l’entretien.

Attestation d’entretien

Le professionnel qui est intervenu vous remet, dans les 15 jours qui suivent sa visite, une attestation d’entretien. Vous devez la conserver pendant deux ans au moins pour la présenter en cas de contrôle ou de demande du bailleur ou de l’assurance (en cas de sinistre). Cette attestation doit comporter la liste des opérations effectuées et des défauts corrigés, le taux de monoxyde de carbone s’il y a lieu, le rendement et les émissions de polluants atmosphériques de la chaudière et des conseils pour utiliser au mieux la chaudière et l’installation de chauffage.

D’autre part, le ramonage est obligatoire pour toutes les chaudières raccordées à un conduit d’évacuation des produits de combustion (chaudières de type B). Un conduit obstrué ou non étanche peut être à l’origine d’une intoxication au monoxyde de carbone, voire d’un départ de feu. Attention au démarchage à domicile pour ce type de prestation dont le coût peut être plus élevé que ceux pratiqués par les autres professionnels.

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger la fiche de l’ADEME sur l’entretien des chaudières, ou si vous souhaitez des conseils techniques gratuits et être accompagné dans vos démarches, vous pouvez contacter le guichet Rénov’Occitanie de votre territoire.

EnR

Autoconsommation photovoltaïque. Comment produire de l’électricité et la consommer chez soi ?

Les conseillers du réseau Rénov’Occitanie ont rédigé un guide conseil pour bien appréhender un projet d’autoconsommation photovoltaïque.

Qu’appelle t’on l’autoconsommation ? Par où commencer ? Pour quel budget ? Quelle est la réglementation ? Quelles sont les conditions pour que le projet soit économiquement intéressant ?

Ce document vous apportera une vision détaillée et précise d’un projet d’autoconsommation photovoltaïque. Vous trouverez également un témoignage et de nombreux liens utiles.

Enfin pour tout complément d’information, les conseillers Rénov’Occitanie se tiennent à votre disposition.